28.04.2012

LE CONTRAIRE DE CE QU’IL FALLAIT FAIRE ET IL EST TROP TARD POUR RECTIFIER LE TIR

A l’issue du premier tour, la situation de l’usurpateur était difficile. Il l’a lui-même rendue désespérée.

Il est évident que 45 % à 50 % des électeurs de la fille de mon ancien collègue se reportent spontanément sur l’encore occupant, 25 % sur mon ancien chargé de mission. Pourquoi donc avoir tenté d’en obtenir plus, sans grand succès jusqu’à présent, en prenant le risque, maintenant avéré, de faire fuir ces bons centristes, aussi effarouchés par le rouge que par le brun ?

Le courageux Bayrou a tout intérêt à l’échec de l’ancien maire de Neuilly-sur-Seine mais, pour récupérer ultérieurement des électeurs UMP, il ne doit pas en être jugé responsable. En s’orientant nettement à droite, le bientôt sorti lui donne le prétexte d’appeler ses amis à ne pas voter pour lui, et même à rallier mon petit François.

Comble du comble, le député de la Corrèze, soutenu sans conditions par l’excellent Mélanchon et par l’extrême gauche, certes sans enthousiasme mais la discrétion a ses avantages, se retrouve au centre.

Cerise sur le sablé corrézien, quelques rescapés du  "croc de boucher"  et autres "germanopratins" toujours en mal de belles causes (si elles ne coûtent pas cher) ne manqueront pas de bêler à la mort de l’humanisme, des valeurs de la République, de la République elle-même, voire de la France.

Du coup, des abstentionnistes du premier tour que le sortant aurait pu mobiliser contre la gauche sont aujourd’hui susceptibles de venir lui donner le coup de grâce.

Fumeux le Buisson.

25.04.2012

PAS BESOIN D’AVOIR FAIT MATH SPÉ

En mettant tout au pire pour mon petit François et tout au mieux pour l’encore occupant, ce dernier serait encore battu 49,64/50,36

Celui qui sera bientôt mon successeur (28,63), ne peut envisager des reports inférieurs à 80 % en provenance de l’excellent Mélenchon (8,88) - ce serait plutôt autour de 85- 90 % - de 80 % des autres candidats de gauche (3,12) ; de 30 % du courageux Bayrou (2,73) - les sondages donnent 35 % - et de 25 % de la fille de mon ancien collègue (4,47), les estimations tournant plutôt autour de 30 -35 %.

On ne peut pas perdre sur tous les tableaux mais, même s’il devait en être ainsi, mon petit François serait donc à un extrême minimum de 47,83

Quel serait le maximum de l'usurpateur (27,06) ?

A la fois 50 % de Bayrou (4,55) et les deux-tiers de Le Pen (11,93) tandis que les pronostics sont respectivement de 35 et de 50 %. Admettons, même s‘il lui sera bien difficile de progresser des deux côtés. Admettons aussi qu’il récupère 90 % (1,62) de Dupont-Aignan.

Allons encore plus loin. L’abstention au second tour de 2007 avait été de 16 %. Elle atteint 20 % à ce premier tour. Admettons l’arrivée de 900 000 nouveaux électeurs (2 points) et, pour faire bonne mesure, posons que tous se portent sur l’ancien maire de Neuilly-sur-Seine.

On ne peut gagner sur tous les tableaux  mais même s'il devait en être ainsi,  il n’atteindrait que 47,16.

47,16 contre 47,83 = 49,64 % contre 50,36.

Or, tout élève ou tout étudiant le sait, il est impossible que sur toutes les questions de toutes les matières, un candidat ait tout faux et l’autre tout bon.

Allez, disons 52-53 / 47-48

Et pas 54 !  Car je les ai fait il y a 24 ans.

 

01.03.2012

LE PLUS BEAU JOUR DE MA VIE ?

Je ne sais. Tellement de jours, tellement de nuits. La rencontre de Danièle en 1943, mon premier poste ministériel à la Libération, une balade dans Paris avec Maurice Faure, la naissance de Mazarine, une de ces femmes retrouvées quelques heures, 20 ans après, grâce à l’avion du GLAM.

Et le jour le plus triste de ma vie ? Certainement pas le 10 mai 1981.

Dans un livre à paraître, curieusement intitulé  L’Impétueux , l’encore occupant ose confier que le 6 mai 2007 fut le jour le plus triste de sa vie. Digne de Point de vue, Voici, Closer et autres Gala. Sa presse.

Pourquoi ? Parce que, ce jour là, il a su que Cécilia allait le quitter. L’indécence le dispute à la faiblesse.

Quel mépris des Français, de tous les Français, de ces dizaines de milliers de militants et de ces centaines de collaborateurs qui ont sué sang et âme pour lui donner la France !

Etre débarrassé d’une dépressive et devenir la France. Il n’y a vraiment que lui pour perdre au change.

Là où je suis, je ne dispose pas de tous les sondages. Mon petit François avait peut-être de bonnes raisons de marcher sur les plates-bandes de l’excellent Mélenchon - alors ce serait inquiétant - en proposant de taxer à 75 % la fraction des rémunérations excédant un million d’euros.

Il y a quelques jours, je faisais allusion aux engagements dont on ne pouvait se dédire et qui devront être pris entre les deux tours. Il aurait été sans doute plus habile d’en laisser l’initiative au candidat du Front de gauche, pour le mieux satisfaire et, ainsi, faciliter le rassemblement nécessaire. Après le 22 avril, que faudra-t-il donner, au risque d’effaroucher ces timides centristes ?

A chacun son travail.

Je n’ai jamais pris la place de Georges Marchais, Robert Fabre, Michel Crépeau ou Raymond Barre.

Chacun m’a aidé à sa manière et je les ai accueillis, en France et Ici.